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Tous les articles par AVN64 - 3. page

Conférence

Samedi 27 avril 2019 à 18 heures

Salle d’honneur de la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port

Le saumon dans les Pyrénées-atlantiques

par Jacques LOUVIGNÉ

       
           (détail du portail de la cathédrale d’Oloron)

Le conférencier abordera successivement les thèmes suivants :

  • le saumon dans les Pyrénées-atlantiques
  • son cycle vital
  • une lecture de la pêche au cours des siècles
  • perspectives d’avenir.

Conférence organisée par les AVN – ENTRÉE LIBRE

Conférence

Samedi 30 mars 2019 à 18 heures
Salle d’honneur de la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port

Winston Churchill, peintre au Pays basque

par Robert POULOU

 

Winston Churchill est en « vacances » au Pays basque du 7 au15 juillet 1945, alors qu’il est encore premier ministre. Il réside chez le général canadien Brutinel, dans le domaine de Bordaberry, à Hendaye, sur la corniche basque. Winston, sa femme Clémentine et leur fille passent plusieurs après-midi sur la plage d’Hendaye.

Des manifestations, plus ou moins privées, sont organisées en son honneur, auxquelles participent parfois des élus locaux dont les maires de Biarritz et de Saint-Jean-de-Luz. Il lui est offert un makila – autrement dit en anglais, un ???… un quoi ? Le conférencier vous gratifiera du mot en anglais… !

Musiciens et danseurs basques d’Oldarra, avec Michel d’Arcangues et Philippe Oyhamburu.
Parties de pelote avec les meilleurs joueurs de l’époque : à chistéra, dont Lemoine, Boudon, Jean Urruty et son frère ; à main nue avec Harambillet et Aguer . Le domaine Bordaberry abritait en effet un superbe et immense fronton de pelote basque qui existe toujours !
Le 14 juillet, il découvre le toro de fuego et la fête populaire à Hendaye !

Toutefois,la principale activité de loisirs du Premier ministre britannique sera…la peinture ! S’il visite Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Sare, il passe plusieurs après-midi sur les bords de la Nivelle, à Ascain, à peindre la maison d’un ami, un autre général britannique, la maison « Dorréa » !

Beaucoup l’ignorent, mais Winston Churchill était un peintre amateur passionné.
Auteur d’un livre « Painting as a pastime », il s’adonnait à son hobby dès qu’il le pouvait, à travers le monde, au hasard de ses nombreux voyages : Pays basque certes mais aussi Côte d’Azur, Afrique du Sud, États-Unis et Grande Bretagne. Sa production, estimée à plus de 300 toiles, a été vendue aux enchères à Londres, chez Christie’s, notamment en 2011 et 2015. Parmi ces toiles dont l’une a « fait » 1 M€, citons la peinture de « Dorréa » sous le titre « Villa on the Nivelle » qui a atteint les 600.000 €, ou celle du « café at Saint-Jean-de-Luz ».

Le 15 juillet 1945, Winston Churchill quittera le Pays basque pour assister à la fameuse conférence de Postdam.

Robert Poulou vous fera revivre ces moments précieux et méconnus de Churchill au Pays basque à l’aide de documents photographiques, films et vidéo, presse de l’époque.

Conférence organisée par les AVN – ENTRÉE LIBRE

Conférence

Samedi 9 mars 2019 à 17 heures
Salle d’honneur de la mairie de Saint-Jean-Pied-de-Port

La politique linguistique de la Révolution française
et la langue basque

par Egoitz URRUTIKOETXEA

….A contre-courant de la lecture portée par l’historiographie révolutionnaire, il n’y a pas eu chez les contemporains de la Révolution française une vision uniforme sur la question de l’altérité et de la diversité linguistique . Qui plus est, certains ont participé à la formulation d’une conception linguistique où la diversité est considérée comme une richesse à préserver. La manière dont ils concilient la fidélité à la Révolution et leur enracinement culturel et linguistique, éclaire leur conception de l’altérité et va de pair avec le principe d’égalité.

….Pendant la révolution française, nous assistons à une variation du statut de la langue basque, véritable événement socio-linguistique. La langue basque devient pour la première fois dans son histoire, si ce n’est une langue administrative à part entière, du moins celle qui accompagne les nouvelles pratiques politiques.

….Cette variation est le résultat de deux processus concomitants : celui de la politique de traduction liée à la nécessité du nouveau régime révolutionnaire d’enrôler les masses qui ne s’expriment pas en français ; et celui de la prise de conscience du fait linguistique, culturel et identitaire particularisant, qui apparaît intimement lié aux valeurs qui sont véhiculées pendant la Révolution.

Conférence organisée par les AVN – ENTREE LIBRE